Les grandes puissances se partagent la planète, chacune dans son domaine stratégique, dans un équilibre fragile de coexistence pragmatique. La France, elle, a choisi les océans.
La thalassocratie française et ses ports, vus par les cartographes de la CGB
France, Espagne, Italie, Portugal. La thalassocratie domine les routes maritimes mondiales grâce au RFDC, à l'AMTI, à ses 147 Stations de Ravitaillement Océaniques et à la Compagnie du Grand Bleu. Coopération souple, sans bureaucratie permanente.
Un nouveau Tsar règne sur un empire où le français est redevenu langue de chancellerie. Une puissance brutale et efficace, qui n'oublie jamais un affront. Nadezhda en sait quelque chose.
La Chine tient les routes terrestres transcontinentales. Le Japon impérial, de nouveau dirigé par un Empereur, règne sur ses mers et sur la robotique militaire de précision.
Relevé de ses cendres, il contrôle Néo-Istanbul, carrefour géopolitique explosif entre la Grande Russie, l'Union Latine et son propre territoire.
Les Urbains ont choisi la civilisation. Les Pirates Confédérés écument les côtes, navires de guerre et zeppelins camouflés. Les Lunaires, partis sur la Lune, visent Mars et l'espace.
Entre toutes ces puissances, la Compagnie du Grand Bleu maintient l'ordre sur les mers, protège les routes commerciales et cultive les jardins flottants qui nourrissent le monde.
Le carrefour entre trois empires. C'est précisément là que la lettre de marque de Loïc l'autorise à naviguer, « sans incident diplomatique ». Tout un programme.
Territoire des Pirates Confédérés, un cancer naval qui pille tout sur son passage. Leurs raids récents sont trop coordonnés pour être du simple pillage.
Le Syndrome de Kessler a rendu l'espace presque inaccessible. Les Lunaires cherchent désespérément un passage. Quelqu'un le leur a promis.
La fonte des glaces a ouvert des routes convoitées par toutes les puissances. Le Traité de Coexistence Arctique de 2065 y maintient une paix froide, au sens propre.
Détroits stratégiques, archipels contestés : la zone de friction entre les routes terrestres chinoises, les mers japonaises et les convois de la thalassocratie.
Des façades maritimes courtisées par tous les blocs, entre comptoirs commerciaux, piraterie opportuniste et jardins flottants de la CGB qui nourrissent les mégapoles côtières.
« Quatre-vingt-dix pour cent du commerce mondial passe par la mer. Qui tient la mer tient le monde. »